"Monsoon Wedding" de Mira Nair
Monsoon Wedding, portrait de famille inoubliable et Lion d’or à Venise en 2001, est projeté au Capitole en présence de sa réalisatrice, Mira Nair. En collaboration avec le GIFF.
Mira Nair au Capitole: Soirée avec le Geneva International Film Festival (GIFF)
Mira Nair, productrice et réalisatrice indo-américaine de renom, est l’invitée d’honneur de la 32e édition du Geneva International Film Festival (GIFF) qui lui décerne son prix Film & Beyond.
Après avoir fait ses premiers pas dans le documentaire, elle connaît un succès international en 1988 avec Salaam Bombay!, plusieurs fois récompensé et nommé aux Oscars. Elle réalise ensuite Mississippi Masala (1991), avant de devenir, avec Monsoon Wedding, la première réalisatrice indienne à recevoir le Lion d’or à Venise en 2001.
Explorant avec finesse les mutations de la société indienne, les trajectoires entre les cultures et les tensions du monde globalisé, elle signe notamment The Namesake (2006), The Reluctant Fundamentalist (2012) et A Suitable Boy (2020), sa première série. Cinéaste engagée, elle fonde Salaam Baalak Trust, Maisha Film Lab et Mirabai Films, qui soutiennent les jeunes et les nouvelles voix du cinéma en Inde et en Afrique de l’Ouest.
Monsoon Wedding sera présenté, en 35mm et en présence de Mira Nair, le dimanche 1er novembre au Capitole.
Biographie(s)
Mira Nair
Mira Nair, née en 1957, a grandi dans le Nord de l’Inde. Mais c’est à Harvard, où elle part étudier la sociologie, qu’elle se passionne pour le cinéma. Pendant les années 1980, elle signe des courts et moyens métrages documentaires, avant de tourner en 1988 Salaam Bombay!, sa première fiction, sur (et avec) des enfants des rues, lauréat de la Caméra d’Or à Cannes. En 1991, Mississippi Masala décrit avec humour la vie d’une petite communauté d’immigré·e·s indiens du Sud des Etats- Unis et ses rapports avec les Afro Américain·e·s. Ses autres succès, de Monsoon Wedding (2001) à Queen of Katwe (2016), en passant par son adaptation hollywoodienne de Vanity Fair (2004) s’intéressent tous à la diaspora. La richesse chromatique et rythmique de son style s’ancre dans un réalisme issu du documentaire.