Die Ehe der Maria Braun

Pour une histoire permanente du cinéma: 1978 (suite et fin) et 1979 (novembre-décembre)

FILMFEST Lausanne – Journées du cinéma germanophone

Die Ehe der Maria Braun

(Le Mariage de Maria Braun)

RFA · 1979 · 120' · v.o. s-t fr. · 35mm 16 (16)

De Rainer Werner Fassbinder

Avec Hanna Schygulla, Klaus Löwitsch, Ivan Desny

Allemagne, 1943. A peine marié, Hermann Braun est appelé sur le front russe. Sa femme Maria l’attend, puis le cherche dans les convois rentrant au pays. Une fois Hermann porté disparu, elle se console dans les bras de Bill, soldat noir américain dont elle porte l’enfant. Mais, un jour, Hermann finit par revenir... Premier volet d’une tétralogie consacrée à l’Allemagne nazie et post-nazie à travers le destin de quatre femmes. «Le Mariage de Maria Braun est une sorte de Tristana berlinois mettant en scène la femme-métaphore d’un pays en reconstruction qui menace de sombrer dans la folie. Entre réalisme pointilleux et questionnement intemporel sur le devenir d’une société qui n’aspire qu’au bien-être matériel, Fassbinder, comme toujours, va bien au-delà de la chronique historique» (Ariane Beauvillard, Critikat, 2004).

Séance(s)

Di 20 novembre 2022 CIN 21:00 Lu 21 novembre 2022 CIN 15:00 Ma 1 février 2022 PAD 19:00

Evénement

Soirée d'ouverture

Mardi 1 février à 19:00

Pour ouvrir cette nouvelle édition du FILMFEST, Die Ehe der Maria Braun de Rainer Werner Fassbinder est projeté le mardi 1er février à 19h à la salle Paderewski.

Die Ehe der Maria Braun de Rainer Werner Fassbinder (1979) témoigne du regard acéré porté par le réalisateur sur un moment particulier de l’Histoire de son pays: la trajectoire de Maria Braun, une femme oscillant entre son amour pour un mari absent et sa volonté de profiter des opportunités d’enrichissement et d’ascension sociale qui s’offrent à elle auprès d’autres hommes dans l’Allemagne de l’après-guerre. En situant son intrigue dans une nation allemande prétendument en plein essor, mais gangrénée par l’arrivisme, le nazisme refoulé et le racisme ordinaire de la petite bourgeoisie, Fassbinder fustige la dimension profondément trompeuse du «miracle économique» des années 1950.

Cette parabole du destin d’un Etat marqué par la guerre, la défaite et la croyance en un renouveau illusoire est portée par l’interprétation mémorable d’Hanna Schygulla, ainsi que par un scénario percutant, l’un des rares que Fassbinder n’a pas rédigé lui-même. On doit en effet cette adaptation d’un roman de Gerhard Zwerenz à Peter Märtheseimer et Pea Fröhlich, qui confesseront toutefois que le cinéaste se l’est entièrement réapproprié pour le transformer en œuvre très personnelle, véritable pierre angulaire de sa filmographie.

Cette parabole du destin d’un Etat marqué par la guerre, la défaite et la croyance en un renouveau illusoire est portée par l’interprétation mémorable d’Hanna Schygulla, ainsi que par un scénario percutant, l’un des rares que Fassbinder n’a pas rédigé lui-même. On doit en effet cette adaptation d’un roman de Gerhard Zwerenz à Peter Märtheseimer et Pea Fröhlich, qui confesseront toutefois que le cinéaste se l’est entièrement réapproprié pour le transformer en œuvre très personnelle, véritable pierre angulaire de sa filmographie.

Cycles du film

Archives

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