FILMFEST Lausanne – Journées du cinéma germanophone
Du 1er au 3 février, le FILMFEST Lausanne présentera la 4e édition de son festival de films germanophones, en collaboration avec la Cinémathèque suisse. Après les succès de 2019 et 2020, le festival a dû organiser une «version COVID-19» réduite l'année dernière. Nous sommes ainsi très heureux de pouvoir retrouver notre public et un format complet cette année, avec des projections scolaires pendant la journée, des séances publiques le soir et une soirée d'ouverture festive le mardi 2 février.
Comment rendre l’apprentissage de l’allemand plus attractif pour les élèves des gymnases romands? Comment améliorer la connaissance du cinéma germanophone en Suisse romande? C’est cette double question qui est à l'origine du FILMFEST Lausanne et qui nous guide dans nos choix de programmation. Comme lors des trois premières éditions, nous proposons cette année trois films pour les projections scolaires: Schachnovelle de Philipp Stölzl (2021), Ein bisschen bleiben wir noch (Oskar et Lily) d’Arash T. Riahi (2020) et Notes of Berlin de Mariejosephin Schneider (2020). L’objectif est de donner l'occasion aux élèves des écoles vaudoises de sortir de leur classe pour découvrir la langue allemande dans un autre contexte. En montrant une image positive et vivante de la culture germanophone, libérée des préjugés qui existent encore parfois, nous souhaitons motiver l'apprentissage de cette langue.
La très grande richesse de la production cinématographique germanophone nous offre, cette année encore, un grand choix de films contemporains à découvrir également lors de projections publiques. De plus, pour la soirée d’ouverture, il a été décidé de montrer à nouveau un classique du cinéma germanophone. Cette année, il s’agit de Die Ehe der Maria Braun de Rainer Werner Fassbinder (1979), œuvre phare de l'histoire du cinéma germanophone.
Pour plus d’informations sur les films et le festival: www.filmfest-lausanne.ch
Le comité du FILMFEST Lausanne
Les autres films du FILMFEST
Quatre films contemporains sont à l’affiche pour les projections publiques du festival: Platzspitzbaby, film suisse de Pierre Monnard (2020), présent lors de la projection et accompagné d'autres invités de marque dans le cadre d’une collaboration avec le CHUV; Schwesterlein de Stéphanie Chuat et Véronique Reymond (2020), un long métrage suisse avec Nina Hoss dans le rôle principal; Nebenan, une comédie noire de et avec Daniel Brühl (2021) dont l’auteur allemand Daniel Kehlmann a signé le scénario; et enfin Monte Verità de Stefan Jäger (2021), production suisse à (re)découvrir qui revient sur les prémices du mouvement hippie en Suisse au début du XXe siècle.
Evénement(s)
Soirée d'ouverture
Mardi 1 février à 19:00
Pour ouvrir cette nouvelle édition du FILMFEST, Die Ehe der Maria Braun de Rainer Werner Fassbinder est projeté le mardi 1er février à 19h à la salle Paderewski.
Die Ehe der Maria Braun de Rainer Werner Fassbinder (1979) témoigne du regard acéré porté par le réalisateur sur un moment particulier de l’Histoire de son pays: la trajectoire de Maria Braun, une femme oscillant entre son amour pour un mari absent et sa volonté de profiter des opportunités d’enrichissement et d’ascension sociale qui s’offrent à elle auprès d’autres hommes dans l’Allemagne de l’après-guerre. En situant son intrigue dans une nation allemande prétendument en plein essor, mais gangrénée par l’arrivisme, le nazisme refoulé et le racisme ordinaire de la petite bourgeoisie, Fassbinder fustige la dimension profondément trompeuse du «miracle économique» des années 1950.
Cette parabole du destin d’un Etat marqué par la guerre, la défaite et la croyance en un renouveau illusoire est portée par l’interprétation mémorable d’Hanna Schygulla, ainsi que par un scénario percutant, l’un des rares que Fassbinder n’a pas rédigé lui-même. On doit en effet cette adaptation d’un roman de Gerhard Zwerenz à Peter Märtheseimer et Pea Fröhlich, qui confesseront toutefois que le cinéaste se l’est entièrement réapproprié pour le transformer en œuvre très personnelle, véritable pierre angulaire de sa filmographie.
Cette parabole du destin d’un Etat marqué par la guerre, la défaite et la croyance en un renouveau illusoire est portée par l’interprétation mémorable d’Hanna Schygulla, ainsi que par un scénario percutant, l’un des rares que Fassbinder n’a pas rédigé lui-même. On doit en effet cette adaptation d’un roman de Gerhard Zwerenz à Peter Märtheseimer et Pea Fröhlich, qui confesseront toutefois que le cinéaste se l’est entièrement réapproprié pour le transformer en œuvre très personnelle, véritable pierre angulaire de sa filmographie.